Association d’aide au développement et à l’investissement en Algérie
5 Sep
L’Algérie est la troisième nation commerciale en 2007 dans le monde arabe après les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, selon les données du Fonds monétaire arabe et l’Inter-Arab Investment Guarantee Corporation basé au Koweït (FMA).
L’Algérie est la troisième nation commerciale en 2007 dans le monde arabe après les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, selon les données du Fonds monétaire arabe et l’Inter-Arab Investment Guarantee Corporation basé au Koweït (FMA). L’Arabie Saoudite occupe la tête de ce classement établi par cet organisme arabe avec un volume des échanges commerciaux qui dépasse les 322, 7 milliards de dollars l’année dernière. Les Émirats arabes unis (EAU) arrive en deuxième position avec un total de 275,1 milliards de dollars, souligne la même source. L’Algérie a terminé troisième avec environ 84 milliards de dollars, suivie par le Koweït (82,8 milliards de dollars), l’Iraq (65,4 milliards de dollars) et la Libye (65,2 milliards de dollars). Il va sans dire que l’Algérie doit sa position à ses exportations pétrolières et gazières qui ont atteint un seuil record en 2007 mais aussi à l’augmentation des importations, notamment de produits alimentaires et d’équipements. Selon les chiffres rendus publics par les services de douanes algériennes, l’année 2007 a été marquée par une envolée des importations après la faible hausse enregistrée en 2006 (+27,9% en 2007 contre +3,2% en 2006), alors que la croissance des exportations poursuit son ralentissement (+9% contre +14,8 % et +38,4 % en 2006 et 2005). Après avoir enregistré trois excédents commerciaux record consécutivement depuis 2004, le solde commercial marque une légère baisse mais se maintient au-dessus du seuil de 30 milliards de dollars (Mds USD), à 32,1 Mds USD contre 33,1 Mds USD en 2006. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi en 2007 à 217% contre 251% en 2006, 226% en 2005 et 175% en 2004. Le poids des hydrocarbures dans les exportations (58,2 Mds USD) atteint 98%, les exportations hors hydrocarbures s’élevant à 1,3 Md USD seulement. La structure est restée stable par rapport aux années antérieures, ce qui implique une croissance en valeur qui a permis de passer de 650 MUSD en 2005 à 1,3 Md USD hors hydrocarbures en 2007 (1,1 Md en 2006). Les ventes d’hydrocarbures ont augmenté de 8,9%, après avoir enregistré une croissance de 14,8 % en 2006. Les Etats-Unis représentent plus du quart des exportations algériennes (15,9 Mds USD, +6,9%), devant l’Italie (8,9 Mds USD, -4,0%), l’Espagne (6,0 Mds USD, +0,1%), le Canada (4,6 Mds USD, +29,1%) et la France (4,5 Mds USD, -2,4%), qui perd une place par rapport à 2006 suite à la progression importante des flux vers le Canada. Les importations ont augmenté de près de 30% au cours de l’année 2007, passant de 21,5 à 27,4 Mds USD. Elles représentent désormais plus de 20% du PIB algérien. Dans le contexte actuel d’inflation des cours d’hydrocarbures, cette dérive des comptes extérieurs ne porte pas conséquence à court terme, mais l’Algérie, déjà considérée comme un gros importateur dépendant de ses exportations, pourrait voir ses équilibres se détériorer à l’avenir si cette tendance se poursuivait. En appliquant les taux de croissance 2007 des exportations (+9,0%) et des importations (+27,9%) pour les années à venir, le niveau des importations algériennes dépasserait celui de ses exportations dès 2012.
Yasmine Idjer, Le financier,
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